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E-I'nterview : Questions décalées à... Stéphane Ortelli |
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Tous les passionnés du sport automobile connaissent bien leurs pilotes favoris, mais connaissent t'ils leurs goûts musicaux ou le métier qu’ils aimeraient faire s’ils n’étaient pas dans un baquet ? Vous donner toutes ces précisions et bien d'autres encore a une saveur particulière le jour anniveraire du pilote. En regardant l’éphéméride de la semaine, le hasard fait que le 30 mars est la date anniversaire de Stéphane Ortelli, pilote de la Saleen Oreca en Le Mans Series et de la Ferrari F430 AF Corse Motorola en FIA GT cette saison. Le monégasque s’est prêté de bonne grâce à nos questions un peu…décalées.
Laurent Mercier : Qui admires-tu le plus ?
Stéphane Ortelli : « Mon père ».
Ton dernier livre lu : « Le Chercheur d’Absolu de Théodore Monod »
Ton dernier film vu au cinéma : « Ne le dis à personne de Guillaume Canet »
La valeur la plus importante à tes yeux : « L’émerveillement de la vie »
Ton sportif préféré : « Arnaud Vincent. C’est vraiment un pilote moto qui a quelque chose en plus ».
Sports pratiqués : « Karting, footing, ski »
Utilisateur d’internet ou pas ? « Je m’en sers plutôt comme outil de travail ou moteur de recherche. L’avantage du web est d’être réactif ».
Tes goûts musicaux : « Jean-Louis Aubert, Coldplay, Counting Crows, Grant Lee Buffalo »
Ta plus grande crainte dans la vie : « La folie de l’homme, qui actuellement a tendance à tout dénaturer ».
Si tu n’étais pas pilote, tu te verrais faire quoi comme métier ? « Travailler à L’ONF (Office National des Forêts) ».
Si tu devais dîner avec quelqu’un de célèbre que tu n’as jamais rencontré, ce serait qui ? « Théodore Monod »
Ton circuit préféré : « Pour le tracé, Spa et Monaco. Pour la course : Le Mans »
Quelle partie d’un circuit te fait vibrer ? « Le Raidillon de l’Eau Rouge »
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Ton plus grand souvenir de course : « En fait, c’est l’origine de ma passion, comme par exemple lorsque mon père prenait le départ d’une course de côte avec sa Berlinette. Il y a aussi un tour qualif’ d’Ayrton Senna à Monaco avec sa Mc Laren que j’ai pu voir en bord de piste ».
Enfant, tu avais une idole ? « Ayrton Senna »
La voiture qui t’a laissé le plus grand souvenir : « L’Audi R8 »
Aurais-tu aimé piloter au Mans sans les chicanes dans les Hunaudières ? « Oui, pour la pureté du circuit et aussi pour la sensation de vitesse avec les voitures modernes. J’ai piloté une Porsche 917 lors du Mans Classic l’année passée et il était dommage de ne pas avoir toute la ligne droite des Hunaudières pour la pointe de vitesse de l’auto ».
Comment vois-tu le sport automobile dans dix ans ? « Bien entendu, je le vois en positif car j’aime ce sport, mais j’espère que tout sera fait avec moins d’imprudences à l’égard de la planète. Les endroits comme Le Mans, Monza ou Zeltweg sont de plus en plus rares. Sur ces circuits, on retrouve de la verdure, des arbres… J’espère qu’à l’avenir, les circuits ne seront pas uniquement des grands champs remplis de béton. Il faut respecter le profil naturel, aussi bien sur la piste que dans les paddocks. Il faudra aussi regarder du côté des nouvelles technologies car les réserves de carburant actuels ne sont pas illimitées. Malgré tout, je reste positif pour l’avenir ».
Ta couleur préférée ? « Il y en a trois : Bleu, blanc, vert. Elles représentent la terre et le ciel ».
D’où vient l’origine du motif de ton casque ? « A l’origine, mon casque était justement coloré en bleu, blanc et vert. Lors de ma victoire au Volant Elf au Paul Ricard, j’ai remplacé le vert par le rouge, qui se rapprochait plus des couleurs du pétrolier ».
Entre la Porsche 911 GT1 avec laquelle tu as gagné les 24 Heures du Mans en 1998 et la Porsche 917 du Mans Classic 2006, il y a trente ans d’écart entre les conceptions. Tes impressions ? « Avec la 917, tu es assis sur les roues avant et tu as les pieds dans le capot avant. Avec elle, c’est un peu comme une descente en bobsleigh, car tu as une grosse impression de vitesse. Les pilotes de l’époque étaient de vrais héros. Des pilotes comme Rodriguez ou Siffert étaient de vrais surhommes. On se rend compte du chemin parcouru, car la GT1 est plus légère, le châssis totalement différent et la boîte de vitesses bien plus rapide. Malgré tout, deux choses n’ont pas changé : Les deux moteurs poussent très forts, que ce soit le Flat 12 ou le Flat 6, même si le premier est plus impressionnant. Ces deux autos ont une saveur spéciale pour moi, car la 911 GT1 de 1998 reste la seizième et dernière victoire à ce jour de Porsche au Mans et la toute première victoire dans la Sarthe de la 917 est 1970, mon année de naissance. Ma victoire au Mans reste à ce jour la plus belle ».
Prendre le départ et franchir la ligne d’arrivée d’une course est-il important pour toi ? « Le plus important est que la voiture passe la ligne d’arrivée ».
Nous remercions une fois de plus Stéphane de nous avoir accorder un peu de son temps et toute la rédaction lui souhaite un bon anniversaire.
Propos recueillis par Laurent Mercier - Endurance-Info.com
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