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La LC70, une bonne base de travail |
Suite de nos entretiens consacrés aux pilotes du Team ORECA-Matmut avec Stéphane Ortelli, l’un des fidèles de l’équipe varoise…
Stéphane, après deux ans en GT1, ce retour en prototype se fait dans la continuité, à la fois pour ORECA et pour toi…
« Après l’Audi et la Saleen, cela fait effectivement trois ans de suite que je roule pour ORECA. D’ailleurs, il faut que je prenne l’habitude d’arrêter d’appeler la voiture « Saleen » (rire) ! Plus sérieusement, passer du GT au LMP, j’ai appris cela depuis plusieurs années. A l’époque, je passais d’une Porsche à une Audi. Donc c’est un retour, mais je n’ai jamais vraiment arrêté. Ce challenge se fait aussi dans la continuité car il ressemble à celui de la Saleen. Notre but était de nous mesurer avec les meilleurs en GT1. A part Le Mans, qui a été une déception, nous avons pleinement réussi notre mission. Nous allons tenter de faire la même chose en proto. Il y avait Aston Martin et Corvette en face de nous en GT, il y aura désormais Audi, Peugeot et beaucoup d’autres très bons teams en protos. Nous allons tenter de nous approcher des deux constructeurs, et de mettre le moins de temps possible pour les battre ».
Tu as eu l’occasion de découvrir la Courage-ORECA hier puis aujourd’hui. Comment la trouves-tu ?
« C’est toujours difficile de donner un avis lorsque l’on retrouve un proto. C’est toujours plus fort qu’une GT, même si avec la Saleen nous avions l’habitude d’avoir une voiture très à l’aise dans les courbes rapides. Je pense que c’est une bonne base de travail. L’auto est en pleine phase de changement et de progression. Nous allons tâcher d’améliorer certains points, d’optimiser certains autres. Le but sera de faire preuve de fiabilité et de montrer que nous pouvons être compétitifs face aux constructeurs ».
Je crois savoir que le développement est une chose qui te plait particulièrement…
« Oui tout à fait. Dans ma carrière, j’ai eu l’occasion de participer à plusieurs programmes de développement. Dans mes valises, j’arrive avec 30 000km au volant de l’Audi R8 et plus de 10 000km dans le baquet de la Bentley. Cela m’avais permis de travailler avec David Floury lors de la mise au point de la Megane Trophy, avant que nous ne développions la Saleen. Nous avons avec David un très bon échange. Développer, cela me plait énormément. D’ailleurs, ça a déjà commencé depuis hier. Nous allons travailler sur des nouvelles solutions pour chaque secteur, puis il faudra mettre cela bout à bout pour obtenir le meilleur ensemble possible ».
L’an dernier, lors d’une interview croisée, Hugues de Chaunac et toi aviez évoqué un rêve, celui de remporter les 24 Heures du Mans ensemble. L’aventure a débuté ?
« Sur la piste, elle a débuté hier. Dans nos cœurs, cela fait déjà un petit moment. 2005 avait été une année particulièrement riche, car c’était la première pour moi avec ORECA en proto. Je connaissais l’Audi R8 par cœur. Cette fois, c ‘est différent. Il faut arriver, à terme, à mettre sur une auto ORECA tous ce que nous avons vu en 2005, et toute l’expérience que nous avons acquise depuis. Nous en sommes à la première étape, et c’est riche en émotions ».
Comment évalues-tu la part de réussite de ce défi ?
« Je suis confiant à 100%. Je connais l’investissement et les ressources humaines de cette équipe. J’y crois à fond. Nous ne partons pas pour gagner dès cette année, mais les choix techniques que nous allons faire dans les deux ans qui viennent, font que nous pourrons nous battre pour la gagne. C’est cela qui est fabuleux ».
Propos recueillis par Anthony Megevand
Retrouvez cet article sur le site Endurence-info.com
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